Dates : du 11 août au 15, 16 ou 17 août 2008 selon nos envies
Lieu : Oisans
Frais de déplacement : les frais seront mutualisés sur l’ensemble des voitures sachant que la mienne transportera le matériel collectif.
Participants :
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Christophe Bourrel
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François Tournoux
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Erik Bonhomme
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Sébastien Calvin
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Sandrine Calvin
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Gérard
Voitures :
- Christophe et Erik
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Sandrine et Sébastien Calvin
- François et Gérard
Hébergement :
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Refuge de la Pilatte
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Refuge Temple-Ecrin
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Camping de La Bérarde
Programme détaillé :
Lundi 11 août :
Route entre Clermont-Ferrand et La Bérarde
Un refuge typique du massif qui constitue un véritable but de balade. Les 3/4 de la montée se déroulent presque à plat, alors que la dernière partie monte assez
franchement pour atteindre le magnifque promontoire du refuge. Une nuit passée là haut offre un spectacle inoubliable : les derniers rayons du soleil illuminant le tortueux glacier de la Pilatte
et la face Nord-Est des Bans.
Dénivelée : 865 m - Horaire : 6h - Cartographie : Top 25 IGN 3436 ET
Itinéraire : De la Bérarde, filer vers le Sud en remontant par la rive droite du Vénéon. On parvient en 1h au refuge du Carrelet, puis on passe rapidement la
jonction (1948 m) avec le chemin de montée au refuge Temple-Ecrins. Poursuivre, toujours au fil du vénéon, sous l'imposante Ailefroide et son glacier Long bien caractéristique. Le fond de la
vallée commence alors à s'ouvrir et les Bans trônant au loin font leur apparition; l'objectif se précise. Arrivé à la passerelle côtée 2163 m, franchir le Vénéon et remonter par une diagonale
zigzagante sous le glacier du Says puis sous le refuge de la Pilatte (2577 m) que l'on rejoint par encore quelques lacets souvent enneigés tardivement.
Mardi 12 août :
Pointe de la Condamine (3xxx m) & Pointe des Bœufs Rouges (3 515 m) – voie normale
Difficulté : F - Engagement : II -Type : mixte - Dénivelé : 935 m (entre 2 580 m et 3 515 m) - Horaire : Du refuge au sommet : 3 h environ
Parmi toutes les courses possibles sur le glacier de la Pilatte, la Pointe des Boeufs Rouges fait partie des plus accessibles, et on peut la considérer comme
une partie de plaisir par rapport au couloir N des Bans ! (enfin a priori).
Depuis le refuge, prendre le chemin en direction du glacier. Au bout de 300 m environ, il faut descendre des échelles métalliques pour atteindre le glacier. Ce
passage est parfois humide en raison de la fonte des neiges, attention de ne pas glisser, sous peine de se retrouver sous le glacier !
Une fois sur le glacier, prendre la direction de l'Est, en contournant les séracs de la partie inférieure du glacier par la droite. Au bout de 600 à 700 mères, la pente devient
plus raide. Continuer tout droit (enfin, en lacets quand-même !) en direction du col de la Condamine. Plus on met de temps pour atteindre le col, et plus on peut profiter de la superbe vue sur le
glacier et particulièrement sur les Bans.
Apres une rude montée qui fait cracher tout ce que l'on a dans le ventre, et le franchissement d'une rimaye parfois délicat, on atteind le col de la condamine
(3 450 m). Profiter de la vue côté est, qui s'étend jusqu'au grand Paradis (Italie !).
Une arête de neige (à droite en arrivant au col) conduit au sommet.
De retour au col de la condamine, il est possible de partir sur l’arête rocheuse (à gauche en arrivant au col) qui conduit à la pointe des Bœufs Rouges.
Attention ! Le rocher y est friable en certains endroits. Par ailleurs, une partie de l'arête, tout en neige peut s'avérer dangeureuse si elle est gelée. Il faut compter une demi-heure environ du
col au sommet. On dispose alors d'une vue fantastique sur le glacier, les Bans, mais surtout sur l'Ailefroide, imposante et majestueuse, ainsi que sur le Pelvoux (Coup de sabre, pic sans
nom...).
La descente se fait par le même chemin qu'à l'aller. De retour au refuge, on distingue à peine le sommet derrière des barres rocheuses, et si l'on a la chance
de passer encore une nuit, on comprend soudain d'où vient le "Rouge" dans le nom du sommet. Quant à "Boeufs'...
Mercredi 13 août :
Mont Gioberney (3 352 m) – voie normale
Difficulté : F - Engagement : II - Type : mixte - Dénivelé : 800 m environ (entre 2 580 m et 3 352 m). - Horaire : Du refuge au sommet : 2 h 30 - 3 h.
Course facile certes, mais plaisante de par sa diversité. Un début dans un chemin rocailleux, puis une marche sur glacier, et enfin une arête sur un rocher de
bonne qualité.
Prendre le "sentier" qui s'élève derrière le refuge dans les barres rocheuses. Il est vite raide, c'est un bon moyen de vérifier si l'on est bien réveillé ou
pas ! Au bout d'une heure environ, on laisse les rochers pour des névées.
Les crampons peuvent être nécessaires (cela dépend de l'état de la neige), car les névées sont assez pentus. Traverser en direction du sud (cet endroit porte le
nom de "glacier du Gioberney" sur les cartes IGN), puis serrer à droite pour atteindre le col du Gioberney, à 3 332 m.
Prendre garde à la corniche, c'est toujours dangereux de s'approcher trop près du bord !... Du col, on a une belle vue sur le Valgaudemard, vallon sauvage par
excellence. Le glacier de la Pilatte est également visible dans sa quasi-totalité.Du col, prendre l'arête qui mène au sommet, en une demi-heure environ.
Descente jusqu’au refuge de Temple-Ecrins.
Jeudi 14 août :
Le Pic Coolidge (3 775 m) – voie normale
Type de course : Mixte - Situation – orientation : Sud - Difficulté : F - Pente Neige/Rocher : Passage à 35°/Un pas de III - Horaire
montée : 5-6 heures - Dénivellation totale : 1365 m - Matériel spécifique : Matériel d'alpinisme classique
Commentaires : Course très complète (neige, rocher, sens de l'itinéraire), dans un cadre grandiose et sauvage, propre au massif des Ecrins. Le Pic Coolidge
est un magnifique belvédère qui offre un point de vue unique sur tout le massif des Ecrins, les Alpes du Sud et les préalpes. Attention, bien que cette course soit cotée facile, les conditions
d'enneigement peuvent en modifier la difficulté. N'hésitez pas à prendre connaissance des conditions auprès des gardiens.
Itinéraire de montée : Suivre l'itinéraire du col de la Temple. Du col, suivre l'arête située à gauche. Au moment où elle se redresse fortement, prendre à
droite les vires ascendantes (début sur 5 m en couloir cheminée). Passer ce premier couloir, continuer à suivre les vires jusqu'à un deuxième couloir (enneigé ou non). Pour l'atteindre, on doit
"embrasser" le rocher (petit pas de 3). Remonter ce couloir, ou sa rive gauche, jusqu'aux vires qui se trouvent à droite. Elles mènent à une petite brèche. De là, prendre les vires (cairn) de
droite qui conduisent sur un grand plateau neigeux. Remonter ensuite la pente de neige pour atteindre l'arête rocheuse qui mène à l'antécime. A l'antécime, redescendre quelques mètres pour
remonter sur le sommet principal. Attention, entre les deux sommets, il peut y avoir de très importantes corniches en début de saison.
Itinéraire de descente : Idem.
Vendredi 15 août :
Tête de la Maye
En cas de redescente plus tôt que prévu dans la vallée :
Tour Termier : Voie Termier-tière
Nom du sommet : Tour Termie - Cartographie : IGN 3435 ET Valloire / IGN 3535 OT Névache - Altitude du sommet : 3070 m. - Région : Grandes Rousses - Galibier -
Titre de l'itinéraire : Voie Termier-tière - Type d'escalade : rocher, grande voie sportive
Remarques configuration et type d'itinéraire : Voie sportive équipée par J.M.Cambon en 1999.
Remarques dénivellation et difficultés : La voie est remarquablement homogène. Si on enchaine L1 et L2, les 9 premières longueurs sont en 5b sauf une.
Remarques altitude et orientation : C'est en altitude mais c'est orienté Sud. On y grimpe du printemps jusqu'aux premières neiges en début d'automne.
Altitude de départ : 2512 m. - Dénivellation montée : 500 m. - Longueur des difficultés : 300 m. - Configuration : face - Orientation : S - Difficulté globale :
D+ - Cotation libre : 5b - Cotation libre obl. : 5b - Cotation engagement : I
Description de l'itinéraire (montée) : De l'épingle 2512m du Galibier versant Hautes alpes prendre le sentier balisé en bleu en balcon pendant 1h, il mène au
pied des voies. La voie décrite ici est la plus à droite, au pied du couloir évident qui descend du col Termier. Le départ est commun avec Allo la Terre.
Les deux premières longueurs peuvent s'enchainer, 5b puis 4c. La troisième longueur est une fissure chamoniarde en 5b+ ; c'est la plus dure et la plus soutenue
de la voie. S'ensuit 7 longueurs chacune en 5b peu soutenu à part une longueur de liaison.
L11 et L12 faciles pour arriver au sommet en III. A partir de R10, il est aussi possible de sortir par une vire à droite (un spit en place).
Description de l'itinéraire (descente) : Suivre le sentier versant S qui rejoint le col Termier. De là il est facile de reprendre le sentier qui descend rive
gauche du couloir balisé en rouge jusqu'au pied des voies. Il y a quelques pas de désescalade.
Bibliographie : - Oisans nouveau, Oisans sauvage, J.M.Cambon, Livre Est, page 238.
Matériel spécifique : Coinceurs inutiles, comme dans toutes les voies Cambon récentes. Il est fortement conseillé de prendre un casque.
Condition du rocher : Bon quand c'est raide. Pas mal de pierres sur les vires. Il vaut mieux etre seul dans la voie (ou au dessus des autres cordées;).
Horaire global (montée + descente) : 8h - Horaire de la course (difficultés) : 4h30
Commentaires : Cette voie est parfaite pour éviter la canicule grenobloise. L'approche se fait à l'ombre si l'on part tot.
Escalade intéressante sur un rocher raide mais prisu. La troisième longueur est assez physique. Les relais ont souvent lieu sur des terrasses et sont donc bien
agréables.
Commentaires