Présentation

Recommander

Canyon

Camping

Le second groupe dont je faisais parti arriva au camping du Rio Vero à 3H le matin du premier Mai et n’eu plus qu’à s’installer sous les tentes mises en place par le premier groupe. L’on voit bien peu de chose d’un pays en arrivant au milieu de la nuit. La seule chose qui nous marqua, c’est le bruit du Rio Vero qui coulait à quelques mètres de nos tentes. Une première surprise pour nous cinq, Noël, Gilbert, François, Eric et moi-même, les retardataires du second groupe. Le lendemain, rencontre avec Christophe, Anne, Steve et Gilbert. Vérification du matériel et petit tour des lieux : d’abord notre campement volumineux avec ses deux tentes pour le couchage, sa grande tente à matériels et ses trois véhicules. Et ensuite un abri en bois avec tables de pique-nique où l’on passa d’agréables soirée à regarder une lune de plus en plus ronde et si lumineuse qu’elle masquait une partie des étoiles. Et pour finir les cordes, tendues d’un bout à l’autre du campement pour faire sécher notre équipement ou soutenant nos lampes au dessus de la table.

Autour de notre campement il y avait le Rio Vero tout d’abord, qui coulait à nos pieds. A cet endroit les berges sont plates, la rivière est étalée et peu profonde, elle semble bleu claire car elle coule sur des galets couverts d’une patine blanche calcique. Un peu plus loin en aval, nous avons rapidement trouvé un petit pont de pierre fin qui enjambe la rivière de façon aérienne. Un endroit idéal pour les fins de soirée. Et puis un peu plus loin il y a la ville d’Alquezar, toute en pierre, en architecture ancienne et originale, en porte ornementée. Un joyau, une vision qui nous viens tout droit du passée. C’est un ensemble de pierres claire, rosâtre, au milieu duquel se dresse une ancienne forteresse. Le tout établie sur un point haut duquel l’on à une très belle vue sur les alentours et sur les gorges du Rio Vero notamment. Un lieu touristique enfin avec toute ses battisses refaites, et son alignement de commerces qui vendent des sortis dans les canyons à l’entrée de la ville.

 

Canyoning

Nous venions pour faire du canyon. Que les environs soient aussi beaux ne fit qu’ajouter à notre plaisir. Pendant 10 jours, les descentes se succédèrent, certaines furent même répétées. Bacender, Fornocal, Lumos I, Formiga, Rio Vero, Portiacha, Palomera et Cueva Cabrito ; voila pour les noms des canyons, cela n’informe pas beaucoup sur leur aspect mais la consonance de ces mots fait déjà rêver. Ce qui me marque le plus dans ces descentes c’est que chacune fut différente de la précédente : avec ou sans eau, avec une succession de sauts et toboggans ou un enchaînement de rappels, encaissé ou avec une plaine alluvial développée, eaux bleu claires ou vert sombres suivant la nature des roches, et des paysages très différents de l’un à l’autre. La plupart des rivières citées ci-dessus sont des affluents du Rio Vero. Seuls Cueva Cabrito et Formiga se situent plus loin à l’ouest, dans des vallées voisines. De ces émerveillements quotidiens, il me reste beaucoup de bribe de souvenir :

 

-Dédié au canyon : Je ne savais pas qu’il existait de tels endroits où les voitures ne s’empilent qu’à l’entrée et à la sortie des canyons et où l’on fait la queue aux rappels. Le deuxième jours, le samedi du weekend prolongé du 1er Mai, l’on posa les voitures à 9H30 sur le parking du Fornocal, pensant ainsi arriver tôt et être les premiers : pas de chance, au moins dix groupes nous précédaient et se fut d’interminables attentes à chaque rappels. Heureusement le reste de la semaine fut moins encombré et l’on pu se retrouver seuls avec les rivières.

 

-Entrée en canyon : Il y a deux types d’entrée : ou bien l’on prend le canyon en milieu de parcourt et l’on se retrouve rapidement dans les gorges, ou bien on le prend à sa source. Sur les conglomérats, cela ressemble à une descente à flanc de colline avec un filet d’eau qui ruisselle sous nos pieds. Et l’on est bien étonnée de trouver rapidement rappels et étroitures et de brusquement quitter la large vision que l’on avait des alentours pour s’enfoncer dans la roche.

 

-Chaos : Imaginez que vous avez la taille d’une fourmi et que vous vous promenez dans le lit d’une rivière, au milieu des galets. C’est à peu près l’impression que donne la traversée des chaos du Rio Vero. C’est immense et pourtant il n’y a bien souvent pas 36 façons de les franchir. La rivière slalom entre les blocs, se rétrécie pour passer dans des étroitures ou plonge sous les blocs (siphons). Il est donc souvent dangereux d’y rester alors on passe de bloc en bloc. Et puis soudainement la rivière redeviens libre, spacieuse et calme et l’on peu marcher où l’on veut. Les chaos sont des morceaux de falaise effondrés, ils ne s’étendent pas à l’infini.

 

-Estretchos : Les étroitures de la Sierra de Guara sont impressionnantes et nombreuses. Les plus belles sont des fractures qui zigzaguent dans les conglomérats. Difficile d’imaginer qu’une rivière puisse faire des méandres et creuser une fente étroite en même temps et pourtant elle y parvient. Certains endroits très sombres (oscuros), je pense notement à la dernière descente du Palomera, et nous font nous demander si l’on ne serait pas entré dans une grotte par mégarde. Mais aucun danger de confondre les disciplines. Dans les estretchos la grande différence avec la spéléologie, outre le fait que l’on s’y promène en combinaison néoprène noire et en jolie chaussures jaunes et pas couvert de boue en bottes, bleu de travail et gants de vaisselle, c’est la lumière. Les rayons du soleil s’engouffrent comme ils le peuvent dans ces fractures aussi étroites en haut qu’en bas, et éclairent telle ou telle portion de roche. L’on a devant soit une infinité de plans, et le soleil éclaire les uns ou les autres ; c’est une mosaïque de toutes les nuances lumineuse, un régal pour les yeux. C’est aussi là que l’on dépense le plus d’énergie : soulever le sac, le jeter devant soit, désescalader puis nager, passage en opposition, etc. La pose d’un rappel pendant que toute l’équipe attend les uns au dessus des autres en opposition sur la paroi restera un grand souvenir.

 

-Jeux d’eau : Le Formiga est la rivière la plus en eau que l’on ai descendu. La marche d’approche dans les falaises calcaire nous mène à des habitats semi-troglodytiques et l’accès à la rivière se fait par une via ferrata. Le premier rappel au sec sur les flancs de la vallée nous permet de passer devant un groupe de débutants. Et puis quelques sauts et toboggans jalonnent le chemin qui nous mène à une étroiture avec plusieurs petites cascades bien arrosée. Elles sont toutes doublement équipées : un amarrage permet d’éviter la cascade, le second fait passer sous la douche. Installation d’une déviation pour l’une puis final dans un renfoncement naturel derrière le rideau d’eau dans la dernière descente.  

 

-Evacuation Hélicoptère : Le 5 Mai en fin de journée, dans le dernier chao du Rio Vero, Steve fait un faux mouvement sur un rocher et se casse le pied. Heureusement nous étions proche du pont de Villacantal, que traverse un GR qui mène rapidement à Alquazar. De là l’on appela un hélicoptère à la rescousse pendant que le gros de l’équipe aidait Steve à atteindre le pont. Evacuation rapide et efficace à peine 2H après l’incident. Au final, plus de peur que de mal.

 

Géologie

Un bassin sédimentaire c’est une dépression comblée par plusieurs kilomètres de roches sédimentaire et, dans le cas présents, fracturé et déformé par la formation de Pyrénées. Voila pour la théorie. Ce qui marque beaucoup plus les esprits une fois sur place ce sont les trois types de roches dominantes : le calcaire, le conglomérat et le grès. Les deux derniers sont des dépôts continentaux formés par la décharge d’alluvion dans d’immenses basins sédimentaires. Le calcaire quand a lui est une ancienne barrière de corail. Parfois, c’est un calcaire coquillé contenant de nombreux oolithes.

Le calcaire corallien que l’on voit quasiment partout est une roche pâle, souvent rosâtre couverte de traînées grises ou jaune dues au ruissellement de l’eau et à l’altération. Elle peu former des gorges profondes, hautes de 100-200 mètres, grossièrement stratifiées et abondamment creusées (probablement un ancien réseau de grottes mis à jour par le creusement de la vallée). La descente dans le Rio Vero par l’affluant à sec Portiacha restera un grand souvenir avec ses deux grands rappels en fil d’araignée qui descendent le long des falaises calcaires de la vallée. Les étroitures sont également bien représentées dans cette roche, ainsi que les siphons. Un beau passage sous une voûte permet d’admirer des stalactites en triangle dans le Fornocal, alors que de nombreux petits affluents cascades alentours. Le lit des riviéres est de couleur claire puisque le calcaire se dissout et se re-dépose un peu partout, formant une patine blanche sur les rochers et des encroûtements (quelques traversins furent observés). L’eau sculpte joliment cette roche tendre et lisse chaque endroit qu’elle touche.

Les conglomérats sont également très représentés. Se sont des roches brunes contenant des galets d’origine diverses liés entre eux par une matrice sableuse tendre (roche peu indurée). Dans de nombreuses rivières, les conglomérats forment des étroitures profondes ou l’eau parvient à creuser une infinité de méandres de faible amplitude. L’on peu y marcher à 9 sans se voir, mais attention aux combinaisons, la roche est très abrasive.

Nous n’avons croisé le grès rouge (sable induré) que dans le Formiga. Il donne un aspect particulier aux rivières : il forme des falaises moins hautes que celles du calcaire, et prend volontiers la forme de d’étroiture ou de vallée plus large.

 

Promenades

Le jour qui suivit la fracture de Steve, l’on ne retourna pas dans les canyons. Au lieu de ça, l’on fit une randonnée autour d’Alquazar, entre les peintures rupestres, les chemins de crêtes et les ponts de pierres du Vero. Le plus beau souvenir reste la découverte d’ancien réservoirs d’eau de source entièrement réaménagés. Nous arrivions sous le soleil par un chemin en pente et nous sommes tombés tout d’un coup sur deux grands bassins remplis d’une eau bleue intense. Une surprise sur un chemin de randonnée, un bonheur après un chemin en pente. L’arrêt technique fut proclamé et Gilbert fut le premier à l’eau. L’on finit tous par le rejoindre à plus ou moins long terme dans une eau pas si chaude que ça. Nous avons laissé cet endroit étonnant à regrets. « Oh regardez, y’à même des poissons ! »

 

Article écrit par Lucie Mathieu

 


Ecrire un commentaire - Recommander
La journée débute à 2h30 du matin avec l'arrivée du fourgon de gilbert et de son flot de touristes. Certains rejoignent les tentes, d'autres font chambre à part et s'installent dans leur home sweet home.
Après une grasse matinée, les 3/4 des participants de ce camp se retrouvent pour le petit déj. Deux personnes en profitent plus longtemps, ceux de la chambre à part!!!!
On se met tous à la vérification du matériel personnel et collectif. Quelques éléments absents sont remplacés par les surplus de certains.
Après la rencontre avec le guide du camping, on décide de se préparer pour le canyon de Basender.
On pic-nique au camping avant de prendre la route du canyon.
La marche d'approche est de 45 minutes, dans la garrigue espagnole et avec, en fond, la chaîne des pyrénnées enneigée, et les gorges du Rio Vero.
Ce canyon est sec et débouche dans le canyon du Vero où nous en profitons pour faire plouf plouf et un peu d'eau vive.
Au camping, on retrouve une activité connue : l'apéritif!!!
Ce soir, c'est anne et christophe qui invitent!

Ecrire un commentaire - Recommander

 

Participants :

 

  • François Tournoux                                                     
  • Gilbert Nemer
  • Lucie Mathieu
  • Noëlle Tournadre
  • Gilbert Besset
  • Erik Bonhomme
  • Christophe Bourrel
  • Anne Gonthier

 

 

Voitures et conducteurs :

 

  • Voiture 1 : Christophe, Anne, + quelqu’un qui peut se libérer le jeudi à 10 heures
  • Voiture 2 : Gilbert B., Noëlle, Gilbert N., Erik, François

 

 

Départ :

 

Départ le jeudi 30 avril afin d’être sur place et d’attaque pour un premier canyon le 1er mai.

Clermont-Ferrand - Alquezar : prévoir 8h35 à 9h de route.

 

Départ à 10h pour la voiture n°1. On se chargera ainsi d’installer les tentes au camping d’Alquezar pour que tout soit prêt quand vous arriverez à une heure… tardive !

Départ des autres voitures en fin de journée pour une arrivée dans la nuit.

 

 


Programme prévisionnel des activités (susceptibles de toutes les modifications possibles et inimaginables !!!) :

 

 

 

Durée des canyons

30/04/2009

Départ 10h00

 

Trajet jusqu'à Alquezar : 9h00

 

Montage des tentes

 

01/05/2009

Canyon de Fornocal 

5h25

02/05/2009

Démontage des tentes

 

Route : 40'

 

Canyon de Formiga

2h30

Canyon de Gorgonchon

2h30

Route : 55'

 

Montage des tentes à Rodellar

 

03/05/2009

Canyon Mascun supérieur

Canyon Mascun inférieur

8h30

04/05/2009

Canyon du Balces supérieur

Canyon des Estrechos du Balces

Canyon des Oscuros du Balces

11h30

05/05/2009

Canyon d'Otin

6h30

06/05/2009

Canyon de Gorgas Negras

Canyon de Barrasil

9h30

07/05/2009

Canyon de Peonera supérieur

Canyon de Peonera inférieur

7h30

08/05/2009

Démontage des tentes

 

Canyon du Rio Vero

6h30

Montage des tentes à Alquezar

 

09/05/2009

Canyon de Lumos / Palomeras del Fornocal / Portiacha ou Basender ??

 

10/05/2009

Démontage des tentes

 

Canyon Viu de Llevata :

3h00

Retour à Clermont : 7h20

 

 

Repas :

 

Nombre total de repas :      10 repas du soir / 10 repas du midi / 10 petits-déjeuners

 

Tous les repas du soir seront pris de façon collective.

Exception : repas du jeudi soir pris de façon individuelle puisque tous les participants n’arriveront pas à la même heure.

Se prévoir également un petit resto un soir pour se faire plaisir et goûter à la cuisine espagnole.

Les petits déjeuners et repas du midi seront à la charge de chacun.

 

à Il y aura donc 8 repas du soir à organiser par groupe de 2.

 

Voici ce que je vous propose :

 

 

Constitution des groupes

Repas à organiser mais surtout à mitonner !

Idée de menu ?? (pour éviter de faire la même chose)

Groupe 1 :

Christophe et Anne

Dîner du vendredi 1er et mardi 5

 

Groupe 2 :

Erik et Gilbert N.

Dîner du samedi 2 et mercredi 6

 

Groupe 3 :

Gilbert B. et Noëlle

Dîner du dimanche 3 et jeudi 7

 

Groupe 4 :

Lucie et François

Dîner du lundi 4 et vendredi 8

 

 

Suggestion : S’il nous reste un peu de force le soir, on propose que ceux qui organisent le repas se chargent également de trouver une petite animation pour la soirée (jeux, etc…).

 

Hébergements :

 

A Alquezar :

 

Camping du Rio Vero

(La fin du canyon du Rio Vero arrive au camping)

Site Internet du camping : http://www.campingriovero.com/fr/indexfr.htm

30.000 m² de terrain peuplé d'une grande variété d'arbres, avec 190 parcelles situées près du Río, qui offrent de plus la possibilité de se baigner sur les plages naturelles du Vero, pourvues d'installations appropriées pour assurer un séjour confortable et agréable .

 


A Rodellar :

 

Camping El Puente

 

Site Internet : http://www.campingelpuente.com/index_fr.htm

Internet dans le camping

Pas de réservation pour tentes et camping car.

 


Budget approximatif :

 

 

 

 

Coût total

Coût par personne

Hébergement

Camping Alquezar

4 nuits

292 €

29,20 €

 

Camping Rodellar

6 nuits

453,6 €

45,36 €

 

 

 

 

 

Trajet

Environ 1560 km

 

684,00 €

85,50 €

Budget/pers

 

 

 

160.06 €

 

 

Auteur : Anne Gonthier


Ecrire un commentaire - Recommander
Le jour où je réalise un rêve.


Pour tout canyonniste, descendre le canyon de Freissnières, c'est comme faire le Mont Blanc pour un alpiniste, un passage obligé et tellement désiré.
En 2006, j'ai eu la joie et le plaisir de faire la connaissance d'Henri VINCENS, guide de haute montagne et ouvreur de ce canyon d'exception. Mon objectif était donc de le faire avec lui.

Ce samedi, dans le cadre du stage moniteur que nous avons co-encadré, l'occasion s'est présentée. Nous allions faire la descente de ce fabuleux canyon pour "évaluer" nos poulains.
A dix heures, nous sommes au parking de Dormillouse. Nos sacs sont vite fait et nous prenons la direction du canyon. Henri en profite pour me donner un maximum d'informations sur comment évaluer le débit, d'où repérer, à la montée, les spots pouvant être dangereux. Ce fut extrêmement enrichissant.

Vu le niveau d'eau du jour, le débit est moyen plus sur une échelle faible - moyen - important. Aucune équipe n'a encore descendu le canyon cette année. Nous serons les premier. Quel honneur! Nous avons été talonné par Philippe BOSSA (Guide) et des clients. Ils sont sortis une heure après nous.

C'est avec beaucoup d'enthousiasme que j'enfile ma combinaison.

Nos premiers pas dans l'eau nous rafraîchissent.

L'eau est très fraîche! Quelques toboggans anodins d'apparence nous attendent.

Tout de suite, on comprend que dans ce canyon, il ne faut pas espérer maîtriser l'eau. Ce sont ses nerfs qu'il va falloir maîtriser! Ca pousse!! Ca pousse fort!!!

La première partie du canyon est plutôt aquatique. Le premier obstacle est un toboggan de six mètres avec mouvement d'eau. Comme par hasard! Le courant nous pousse sur la paroi d'en face.

"On sort à gauche?"
"Non, c'est trop dur! Il faut revenir à droite puis traverser... dans un petit triangle libre, sous la gerbe d'eau."
Là, ça vous met dans l'ambiance. Les rescues sont de sortie... Pourquoi donc?
Arrivés en bas, on s'amuse même à plonger dans la veine d'eau pour se faire "bouger".
Dans le toboggan suivant, le problème est plus important. Avec départ en plan incliné, une marche casse la ligne du toboggan. Et au final, le toboggan éjecte. Là aussi, la sortie est à gauche et il faut... aller à gauche! Les sacs, eux, partent tous à droite... Je suis donc désigné volontaire pour aller à droite. C'est la rescue qui me ramène de l'autre côté, en passant sous la gerbe d'eau. Malheureusement, la corde se coince. J'y retourne, avec Henri, pour la récupérer. Après quelques minutes de tirage, nous la récupérons. Le courant l'enroule autour d'Henri. Nous la lovons et rebelote, la rescue est remise en oeuvre. Tout le monde est de l'autre côté.
Un mini toboggan suit, nous en profitons pour jouer. Et une mini descente à plat ventre!
Les obstacles suivants s'enchaînent relativement facilement par des sauts (avec prise d'appui technique), des toboggans.
Nous arrivons à la machine à laver. Le tarif normal, c'est un tour. A l'arrivée dans la vasque, on fait une roulade arrière avant de sortir la tête de l'eau. Plus fort que les autres, pour moi, c'est deux tours. Ca nettoie la bouvhe, le nez, les oreilles...
Nous prenons notre repas à la fin de la première partie, au pied du dernier échapptoire. L'une des stagiaires moniteur m'avoue qu'elle n'est pas à son aise. Un sandwich et ça repart!
La seconde partie est verticale, plus impressionnante mais moins dangereuse que la première (même s'il y a eu plus d'acidents...).

Les cascades s'enchaînent d'abord sans difficultés. C'est impressionnant car les vasques sont démesurées, les mouvements d'eau gêne la récupération de la corde...
Au niveau du balcon, on peut admirer le village de Dormillouse.
Après, on arrive au-dessus de Geyser. Une goulotte étroite qui expluse l'eau à l'horizontale sur une dizaine de mètres contre la paroi rocheuse en face.
Un premier relais est situé environ 25 mètres au dessus. Une déviation est en place au niveau d'un petit arbre avant d'arriver au relais qui se situe juste deux mètres au dessus du Geyser.

Le bruit est impressionnant.
ON évite le Geyser en passant dessous, le long de la paroi. Au pied, une main courante très technique (à 3 mètres de haut) doit être équipée.

Dernier de l'équipe, il me manque 3 mètres de corde pour rejoindre le relais. Le système D me permet de rejoindre Dame Sophie.
Plus loin, les cascades reprennent sans gros risques. Nous retrouvons le sourire sur le visage de nos stagiaires. Henri nous propose alors un saut dans une petite vasque à gros bouillon. Tout le monde accepte.
Ensuite, c'est la vasque des hollandais avec un rappel aisé. Un peu de marche et nous sommes à la vasque finale sous le pont. Nous y accumulons les sauts, pour le plus grand plaisir des touristes et le notre.
Plus tard, le groupe de Philippe BOSSA apparaît également. Il est accompagné de deux italiens qui ont tenté le canyon avec un matériel inadapté et qui étaient en perdition.
Attention, ce canyon est difficile et pas pour tous. Avec un niveau d'eau faible, il devient facile. Dans le cadre normal, il est coté TD+.

J'ai apprécié ce canyon. Je le referais, peut-être avec des canyonneurs de Clermont mais ceux-ci devront avoir le bon niveau...



Ecrire un commentaire - Recommander
Cette fin de semaine, le programme était alléchant (Gaz, Ecouges I et II, puis Moulin Marquis) mais la météo s'en est mélée. De la pluie en continu sur le secteur le vendredi et tout le samedi, nous a amené à modifier le programme.

Samedi matin, nous voici tous réunis à Saint Gervais. C'est sous l'abri bus que je décide de partir pour le Neyron. Ce canyon est sec d'ordinaire et à faire par "temps excécrable". C'est le cas!
Très vite nous laissons deux voitures à l'aval et prenons le chemin de l'amont. Là haut, on se change sous la pluie. Il y a mieux pour débuter... A 11 heures, on s'engage dans le Neyron. Celui-ci est haut, très haut, mais ça passe sans problème majeur. Pour ceux qui sont venu avec moi en avril, ils peuvent voir la différence.

Au niveau d'une cascade, alors que l'on a installé un guidé, certains de mes coéquipiers boivent la tasse. Au même endroit, je remarque que l'eau est montée et qu'elle a changé de couleur. Ok, c'est le moment de prendre un échappatoire. Coup de chance il y en a un. Alors, a droite ou a gauche? Je décide de prendre à gauche... 1ère erreur, mais c'est pas grave.

On randonne a travers les bois et tombons sur une maison habitée isolée de tout. Le propriétaire nous indique un chemin. On le trouve et il nous ramène à la rivière que je ne veux pas traverser. Je fais donc demi-tour... 2ème erreur!
Mon demi-tour nous amène malgré tout au niveau de la rivière par des détours "sangliers". On traverse et on se retrouve face à des barres rocheuses. Les deux premières nous les passons dans des couloirs d'éboulis. La troisième sera passée par un petit peu d'escalade. ON finit par rejoindre un sentier et là, enfin, on prend du bon côté et l'on rejoins la route.

Raphael et moi, on se porte volontaire pour rejoindre les voitures. A notre retour, le PGHM est là. Quelqu'un avait donné l'alerte pour nous. Heureusement, tout est bien qui finit bien. Nous rejoignons le gîte VOL DE NUIT avec deux heures de retard (normal!). Au repas, on nous sert salade, diots et creuzets, fromage blanc et fruits rouges avec du cake. Hummmm..........

Après une bonne nuit et un petit déjeuner gargantuesque, nous nous rendons face à Moulin Marquis. La cascade est magnifique mais il y a beaucoup trop d'eau. Il est impossible de réaliser la descente. La descente de canyon, c'est finit pour aujourd'hui.

Ecrire un commentaire - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus